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	<title>Versailles Communication</title>
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	<description>Experts en développement de contenus d’information, de relations publiques et de stratégies Web 2.0.</description>
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		<title>Pour mieux convaincre :  écoutez!</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 17:56:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy Versailles</dc:creator>
				<category><![CDATA[Guy Versailles]]></category>
		<category><![CDATA[Porte-parole]]></category>
		<category><![CDATA[Relations avec les médias]]></category>
		<category><![CDATA[Relations publiques]]></category>

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		<description><![CDATA[En 1983, dans le contexte d’une profonde crise économique, le gouvernement avait adopté une mesure très controversée : pour une période de six mois, les salaires de tous les employés payés par l’État seraient diminués de 20 %.  Il s’ensuivit, on s’en doute, un immense tollé chez les personnes affectées,  leurs syndicats et aussi les médias. Tous les  éditorialistes faisaient bloc contre la mesure.<br />
Alors attaché de presse d’un ministre senior du gouvernement du Québec, je l’ai accompagné pour rencontrer ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En 1983, dans le contexte d’une profonde crise économique, le gouvernement avait adopté une mesure très controversée : pour une période de six mois, les salaires de tous les employés payés par l’État seraient diminués de 20 %.  Il s’ensuivit, on s’en doute, un immense tollé chez les personnes affectées,  leurs syndicats et aussi les médias. Tous les  éditorialistes faisaient bloc contre la mesure.</p>
<p>Alors attaché de presse d’un ministre senior du gouvernement du Québec, je l’ai accompagné pour rencontrer deux éditorialistes d’un grand quotidien. L’objectif : les renseigner sur la situation et tenter d’infléchir la sévérité de leur jugement.  Un autre  ministre était aussi présent avec son attaché de presse. Réputé pour la maîtrise de ses dossiers, il était très ferré en chiffres.  D’entrée de jeu, il monopolisa la rencontre d’un ton autoritaire en livrant un flot ininterrompu de statistiques sur la situation économique, le chômage et les finances publiques.  Impossible d’interrompre son propos purement technique et financier, aux antipodes des inquiétudes des éditorialistes sur l’impact humain et  la légitimité démocratique de la décision gouvernementale.  Mon ministre et moi étions médusés.</p>
<p>Sceptiques et désapprobateurs, les éditorialistes ont profité d’une gorgée d’eau ministérielle pour tenter  « Mais monsieur le  ministre, il y a la manière…» .  Intervention vivement rabrouée : «Vous n’avez rien compris. Regardez les chiffres. C’est la seule décision à prendre».<br />
Le soliloque se poursuivit pendant 45 minutes avant que les éditorialistes n’écourtent la rencontre,  envoyant ainsi un signal clair qu’ils en avaient assez entendu.  Le lendemain, sans surprise, ce quotidien condamnait énergiquement et sans nuances la mesure gouvernementale.</p>
<p>La conjoncture désastreuse avait obligé le gouvernement à un choix déchirant : augmenter les impôts d’une population déjà fragilisée par la crise ou réduire temporairement les avantages de salariés mieux protégés. Notre objectif était d’expliquer ce dilemme aux éditorialistes. Au lieu de cela, par manque d’écoute, nous les avons convaincus de notre insensibilité envers les difficultés vécues par les employés de l’État.</p>
<p>Pour faire valoir un point de vue impopulaire, il faut chercher d’abord et avant tout à créer l’ouverture, ce qui peut s’avérer difficile.  Comment? Par l’écoute attentive, seule voie permettant d’apprécier les véritables objections de l’interlocuteur.  Par la réponse aux questions posées plutôt que par la livraison massue de notre thèse, si étayée soit-elle.  Il ne faut pas chercher à convaincre l’autre à travers notre propre logique mais plutôt à travers la sienne.  Cela peut demander du temps mais c’est la seule manière efficace.</p>
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		<title>Frustrations de routine&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Dec 2011 23:05:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy Versailles</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnet personnel Guy]]></category>

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		<description><![CDATA[Tous les noms de personnes et de cliniques et les numéros de téléphone sont fictifs mais les faits, hélas!, ne le sont pas.<br />
Premier numéro sur ma liste, quatre sonneries, un répondeur :<br />
-  Bonjour, ici le bureau du Docteur Bolduc.  Prenez note que nous sommes fermés pour la période des fêtes, soit du 17 décembre au 4 janvier.  Veuillez donc nous rappeler le 5 janvier, après 9h.  Nous vous souhaitons un très joyeux temps des fêtes.<br />
Deuxième numéro, quatre sonneries, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong></strong>Tous les noms de personnes et de cliniques et les numéros de téléphone sont fictifs mais les faits, hélas!, ne le sont pas.<br />
Premier numéro sur ma liste, quatre sonneries, un répondeur :<br />
-  <em>Bonjour, ici le bureau du Docteur Bolduc.  Prenez note que nous sommes fermés pour la période des fêtes, soit du 17 décembre au 4 janvier.  Veuillez donc nous rappeler le 5 janvier, après 9h.  Nous vous souhaitons un très joyeux temps des fêtes.</em></p>
<p>Deuxième numéro, quatre sonneries, un répondeur :<br />
-  <em>Bonjour, veuillez écouter attentivement les instructions suivantes.  Pour une prise de rendez-vous, veuillez avoir en mains votre carte d’assurance-maladie et la carte d’hôpital.</em><br />
Je n’ai pas de carte de cet hôpital. Je raccroche.</p>
<p>Troisième numéro, quatre sonneries, un répondeur :<br />
-  <em>Bonjour, ici la clinique de la rive-nord</em>…<br />
C’est à 50 kilomètres de chez moi.  Ça commence bien!  Mais peut-être ont-ils de la place, continuons…<br />
-  <em>Pour nos heures d’ouverture, veuillez appuyer sur le 1.  Pour notre adresse, veuillez appuyer sur le 2.  Pour la liste des services offerts, veuillez appuyer sur le 3.  Pour modifier ou annuler un rendez-vous, veuillez appuyer sur le 4.  Pour la prise de rendez-vous, veuillez appuyer sur le 5.</em><br />
J’appuie sur le 5.  Musique.<br />
-  <em>Cliniquerivenorduninstant</em>… musique.<br />
Quelle technique cette fille!  Impossible de placer une seule syllabe. Le temps d’ouvrir la bouche, la musique est revenue.  Une bonne minute d’attente.<br />
-  <em>Clinique rive-nord bonjour GOOD morning</em>!<br />
-  Oui, c’est pour un rendez-vous en dermato.<br />
-  <em>Vous avez un dossier avec un médecin de notre clinique?<br />
-  </em>Non.<em><br />
-  Je suis désolé monsieur, on n’ouvre plus de nouveaux dossiers.  Mais je puis vous donner le numéro d’une clinique où l’on en ouvre encore.</em><br />
-  S’il vous plait.<em><br />
-  C’est le 450 450 4504.</em><br />
-  Merci. Bonne journée.</p>
<p>Je compose le 450 450 4504. Quatre sonneries,  un répondeur :<br />
-  <em>Bonjour, ici la clinique rive-nord plus.  Veuillez prendre note de notre horaire du temps des fêtes.  Pour le samedi, 17 décembre, de 9h à 14h, nous accepterons les 30 premiers patients.  Pour le dimanche 18 décembre, de 10h à 13h, nous accepterons les 15 premiers patients.  Pour le lundi, 19 décembre, de 9h à 16h, nous acceptons les 40 premiers patients.  Pour le mardi, 20 décembre, de 9h à 16h, nous acceptons les 40 premiers patients.  Pour le mercredi, 21 décembre, de 9h à 14h, nous acceptons les 30 premiers patients.  Pour le jeudi, 22 décembre, de 9h à 14h, nous acceptons les 30 premiers patients.  Pour le vendredi, 23 décembre, de 10h à 13h, nous acceptons les 15 premiers patients. Pour le samedi, 24 décembre, de 10h à 13h, nous acceptons les 15 premiers patients.  Dimanche, 25 décembre, la clinique est fermée.  Pour le lundi, 26 décembre, de 10h à 13h, nous acceptons les 15 premiers patients…</em><br />
Et après on s’étonnera de voir tout le monde se rendre à la salle d’urgence de l’hôpital.  Mais la petite sœur d’Émilie (famille de Bell) continue :<br />
-  <em>Pour connaître notre adresse, appuyez sur le 2.  Pour la liste des services offerts, appuyez sur le 3.  Pour prendre rendez-vous avec un médecin généraliste, appuyez sur le 4.  Pour prendre rendez-vous avec un médecin spécialiste, appuyez sur le 5.</em><br />
J’appuie sur le 5.  Pas de musique ici, une simple tonalité aux dix secondes.  Bip-bip une fois…<br />
-  <em>Cliniquerivenordplusun instants’ilvous plait</em>…bip-bip,…<br />
Cinq minutes d&#8217;attente, sinon plus&#8230;<br />
<em>Clinique rive-nord plus bonJOUR</em>!  Au moins celle-là a une voix enjouée, de quoi nous mettre de bonne humeur.<br />
Oui, bonjour, je voudrais un rendez-vous en dermato s’il-vous-plait.<br />
-  <em>En dermato</em>…<br />
-  Oui, en dermato.<br />
-  <em>Notre mois est plein.  Il faudra rappeler à partir du 17 janvier pour un rendez-vous en février</em>.<br />
-  Le 17 janvier???<br />
-  <em>Oui, le 17.  Je suis désolé monsieur, notre mois est plein.  Y a-t-il autre chose?</em><br />
-  Euh, non, merci, je rappellerai le 17, je suppose…<br />
-  <em>Au revoir monsieur</em> – clic, elle a raccroché.</p>
<p>Bof… ces petites excroissances ne sont sûrement pas cancéreuses.  Je rappellerai le 17.  Ou peut-être pas.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ethics applied</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 20:55:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy Versailles</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnet personnel Guy]]></category>
		<category><![CDATA[Porte-parole]]></category>
		<category><![CDATA[Profession : relationniste]]></category>

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		<description><![CDATA[I am working for a company named Balcorp, for whom I have had to repeatedly write op. eds. and answer letters published in various papers.  It has been brought to my attention that on three occasions of answering or commenting on-line letters on behalf of this client, I have omitted to state my interest, signing only my name and not identifying myself as an agent of my client.  This is contrary to article 5 of the Canadian Public Relations Code ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>I am working for a company named Balcorp, for whom I have had to repeatedly write op. eds. and answer letters published in various papers.  It has been brought to my attention that on three occasions of answering or commenting on-line letters on behalf of this client, I have omitted to state my interest, signing only my name and not identifying myself as an agent of my client.  This is contrary to article 5 of the Canadian Public Relations Code of Ethics. This is clearly a mistake and it was unintentional.  My position for this client is widely known.  I am implementing methodological safeguards to prevent such mistakes in the future.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Quartier de la santé de Montréal</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 15:16:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy Versailles</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agence]]></category>
		<category><![CDATA[Guy Versailles]]></category>
		<category><![CDATA[Mandats réalisés]]></category>

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		<description><![CDATA[Le mandat<br />
Versailles communication a contribué à définir le positionnement public du Quartier de la santé de Montréal.<br />
 Le défi<br />
Le Quartier de la santé de Montréal a d’abord été un concept, avant de devenir une réalité.  Rien n’en traçait les frontières, il occupe un espace urbain qui se définissait principalement par son absence de vocation, son aspect vieillissant et désuet, et par la présence de la déchirure urbaine que constitue l’autoroute Ville-Marie.<br />
Plutôt que de limiter le Quartier de ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le mandat</strong></p>
<p>Versailles communication a contribué à définir le positionnement public du Quartier de la santé de Montréal.</p>
<p><strong> Le défi</strong></p>
<p>Le Quartier de la santé de Montréal a d’abord été un concept, avant de devenir une réalité.  Rien n’en traçait les frontières, il occupe un espace urbain qui se définissait principalement par son absence de vocation, son aspect vieillissant et désuet, et par la présence de la déchirure urbaine que constitue l’autoroute Ville-Marie.</p>
<p>Plutôt que de limiter le Quartier de la santé à sa seule dimension immobilière, il fallait faire ressortir son potentiel de catalyseur du développement social, économique et urbain du centre-ville est de Montréal.  Il fallait aussi communiquer cette vision aux autorités politiques et administratives, aux institutions partenaires et aux médias.</p>
<p><strong> L’enseignement</strong></p>
<p>Dans tout projet de développement, il est essentiel de définir une vision claire et inspirante du résultat final attendu.  Cela est particulièrement important pour les projets dont la réalisation s’étendra sur plusieurs années.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Fonds de placements Desjardins</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 14:50:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy Versailles</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agence]]></category>
		<category><![CDATA[Mandats réalisés]]></category>

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		<description><![CDATA[Le mandat<br />
En collaboration avec l’équipe des communications des Services fiduciaires et fonds de placement Desjardins, Versailles communication a construit une politique d’exercice des droits de vote par procuration et contribue depuis plusieurs années à l’encadrement de sa mise en œuvre.<br />
 Le défi<br />
Un changement dans la réglementation oblige maintenant tous les fonds communs de placement actifs au Canada à se doter de nouveaux instruments destinés à améliorer l’information rendue disponible aux détenteurs de parts.<br />
Il a fallu construire une ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le mandat</strong></p>
<p>En collaboration avec l’équipe des communications des Services fiduciaires et fonds de placement Desjardins, Versailles communication a construit une politique d’exercice des droits de vote par procuration et contribue depuis plusieurs années à l’encadrement de sa mise en œuvre.</p>
<p><strong> Le défi</strong></p>
<p>Un changement dans la réglementation oblige maintenant tous les fonds communs de placement actifs au Canada à se doter de nouveaux instruments destinés à améliorer l’information rendue disponible aux détenteurs de parts.</p>
<p>Il a fallu construire une politique qui réponde aux exigences réglementaires, qui s’inspire des bonnes pratiques et qui s’inscrive bien dans la philosophie coopérative et dans les valeurs propres au Mouvement Desjardins.</p>
<p>Une recherche préalable a permis de construire un « menu » proposant une gamme étendue d’options possibles au client.  Par la suite, la politique fut construite en fonction des choix retenus.</p>
<p><strong>L’enseignement</strong></p>
<p>Les capacités d’analyse, de synthèse et de discernement mises à contribution dans la définition de stratégies de relations publiques, de communication et de web 2.0 sont utiles dans toutes les situations où il est nécessaire de répondre efficacement à un contexte nouveau.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>RSW International (filiale du groupe AECOM)</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 14:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy Versailles</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agence]]></category>
		<category><![CDATA[Mandats réalisés]]></category>
		<category><![CDATA[Relations avec les médias]]></category>
		<category><![CDATA[Relations publiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Le mandat (en cours de réalisation)<br />
Versailles communication fournit une expertise en communication à un consortium international responsable des  études de pré-faisabilité du projet Inga qui pourrait devenir le plus important projet hydroélectrique au monde.  Nous faisons aussi la formation des  communicateurs de la Société nationale d’électricité (SNEL), société d’état de la République démocratique du Congo (RDC).<br />
 Le défi<br />
Travaillant parfois à distance et parfois sur place, il faut définir une stratégie et un plan de communication qui soient adaptés ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le mandat (en cours de réalisation)</strong><br />
Versailles communication fournit une expertise en communication à un consortium international responsable des  études de pré-faisabilité du projet Inga qui pourrait devenir le plus important projet hydroélectrique au monde.  Nous faisons aussi la formation des  communicateurs de la Société nationale d’électricité (SNEL), société d’état de la République démocratique du Congo (RDC).</p>
<p><strong> Le défi</strong><br />
Travaillant parfois à distance et parfois sur place, il faut définir une stratégie et un plan de communication qui soient adaptés aux réalités du pays, assurer la réalisation de sondages, l’organisation et la tenue d’audiences publiques, la production de documents et la formation en communication d’une équipe de professionnels ayant peu d’expérience de la communication reliée aux grands projets.</p>
<p><strong> L’enseignement</strong><br />
Certaines règles et pratiques de la communication sont immuables alors que d’autres doivent être adaptées au contexte local.  Une solide connaissance théorique, jumelée à un esprit d&#8217;ouverture propice à une communication véritable, constituent des sésames universels permettant l’action en toutes circonstances.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Des mots, juste des mots</title>
		<link>http://versaillescom.com/2011/11/13/des-mots-juste-des-mots/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=des-mots-juste-des-mots</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 22:32:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Besner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnet personnel Liliane]]></category>
		<category><![CDATA[Lilliane Besner]]></category>

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		<description><![CDATA[L’autisme, pour vous, c’est quoi? Une anomalie? Un concept lointain? Un sujet de reportage entendu à la radio? L’autisme, c’est … pas dans votre cour? Prenez le temps de regarder ce video tout simple, fait de mots, rien que des mots. Les mots d’un père ordinaire qui vit des défis extraordinaires. Outillé de simples fiches, il raconte comment la naissance de sa fille a bombardé sa vie en l&#8217;obligeant à FAIRE quelque chose pour elle.  Sa recherche de solutions passe ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’autisme, pour vous, c’est quoi? Une anomalie? Un concept lointain? Un sujet de reportage entendu à la radio? L’autisme, c’est … pas dans votre cour? Prenez le temps de regarder ce video tout simple, fait de mots, rien que des mots. Les mots d’un père ordinaire qui vit des défis extraordinaires. Outillé de simples fiches, il raconte comment la naissance de sa fille a bombardé sa vie en l&#8217;obligeant à FAIRE quelque chose pour elle.  Sa recherche de solutions passe par ses mots affichés sur de simples cartons. Tout son discours est ici résumé en quelques phrases.</p>
<p>Pourquoi cela nous touche-t-il autant? Parce que les mots ont un pouvoir immense. Les mots nus, les mots du quotidien, sans artifices, sans éclairage et sans maquillage. Les mots ont le pouvoir d’interpeller et de mobiliser. Les mots nous gardent vivants.</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/z2B1FeS5VX4?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Serving the Public Interest or the Client First?</title>
		<link>http://versaillescom.com/2011/11/09/serving-the-public-interest-or-the-client-first/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=serving-the-public-interest-or-the-client-first</link>
		<comments>http://versaillescom.com/2011/11/09/serving-the-public-interest-or-the-client-first/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2011 15:07:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy Versailles</dc:creator>
				<category><![CDATA[Profession : relationniste]]></category>
		<category><![CDATA[Relations publiques]]></category>

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		<description><![CDATA[What comes first for PR pros? Service to the client or serving the public interest?<br />
Because efficient communication between organizations and the public, as well as between organizations themselves, is at the core of the democratic process our political system is predicated on, ethical public relations are of public interest.<br />
For PR to be eventually recognized as a profession, society must recognize their usefulness.  What is the nature of this usefulness?<br />
The answer lies at the core of the bonds ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>What comes first for PR pros? Service to the client or serving the public interest?</strong></p>
<p><strong>Because efficient communication between organizations and the public, as well as between organizations themselves, is at the core of the democratic process our political system is predicated on, ethical public relations are of public interest.</strong></p>
<p>For PR to be eventually recognized as a profession, society must recognize their usefulness.  What is the nature of this usefulness?</p>
<p>The answer lies at the core of the bonds that unite our society.   The democratic process on which our political system is predicated is intimately linked to the free flow of ideas and opinions.  For ideas to circulate freely and for debates to occur, some form of organization is required.  For information to be widely shared, it must be organized and distributed.</p>
<p><strong>The art and science of efficient communication is in itself a field of expertise</strong></p>
<p>Efficient communication requires the mastery of the spoken and written word, knowledge of the mechanisms of perception and of the multiple ways in which messages can be altered.  If for no other reason than to talk with the media, organizations require expertise.  But there is much more.  Organizations must also talk, exchange, discuss, and negotiate with one another, as well as with their publics and markets.  They sometimes do this through the media, but they also have to communicate directly.  They also need to participate in the ever-growing consultation mechanisms that have spread throughout society.</p>
<p>Thus, the efficient management of relations between organizations contributes to the common good.  Public relations have become very important to society.  Hence the importance of defining adequate ethical safeguards, as with any other profession, not only to protect our clients, but also to insure that our practice is in line with public interest.  I strongly urge all PR professionals to read the many codes of ethical public relations that can easily be found on the Internet.   At the risk of sounding simplistic, here is what I feel is the main thrust that emerges from such an exercise:  Public relations that encourage the free flow of information and that aim to shed light on debated questions are legitimate and ethical.  Public relations that aim to suppress opinions or to obfuscate debates are illegitimate and unethical.</p>
<p><strong>Ethics and the social usefulness of PR</strong></p>
<p><strong>Article 3 of the <a href="http://www.cprs.ca/aboutus/code_ethic.aspx"><em>CPRS Code of Ethics</em></a> reads</strong> : «A member shall practice the highest standards of honesty, accuracy, integrity and truth, and shall not knowingly disseminate false or misleading information.»</p>
<p><strong>The <a href="http://www.prsa.org/AboutPRSA/Ethics/CodeEnglish/"><em>Code of the</em> <em>Public Relations Society of America</em></a></strong> explicitly links the free flow of information and the public interest:  «Protecting and advancing the free flow of information is essential to serving the public interest and contributing to informed decision making in a democratic society.» And also this: «Open communication fosters informed decision making in a democratic society.»</p>
<p><strong>The <a href="http://www.ipra.org/detail.asp?articleid=31"><em>Code of Conduct</em></a></strong> adopted earlier this year by the<a href="http://www.ipra.org/index.asp" class="broken_link"> International Public Relations Association</a> (IPRA), which amalgamates and replaces their three previous codes of ethics, legitimates public relations by linking them to basic human needs as well as to the democratic process. Here are some excerpts:</p>
<p>(a)    RECALLING the Charter of the United nations which determines “to reaffirm faith in fundamental human rights, and in the dignity and worth of the human person”;<br />
(b)   RECALLING the 1948 “Universal Declaration of Human Rights” and especially recalling Article 19<a title="" href="#_ftn1">[1]</a>;<br />
(c)    RECALLING that public relations, by fostering the free flow of information, contributes to the interests of all stakeholders;(d)   RECALLING that the conduct of public relations and public affairs provides essential democratic representation to public authorities:</p>
<p>Public relations practitioners shall:</p>
<ol>
<li>Observe the principles of the UN Charter and the Universal Declaration of Human Rights;</li>
<li>Act with honesty and integrity at all times so as to secure and retain the confidence of those with whom the practitioner comes into contact;</li>
<li>Seek to establish the moral, cultural and intellectual conditions for dialogue, and recognize the rights of all parties involved to state their case and express their views;<br />
(End of <a href="  http://www.ipra.org/detail.asp?articleid=31">IPRA Code of Conduct </a>excerpts)</li>
</ol>
<p>The legitimacy and social usefulness of public relations and the vital importance of dialogue are thus clearly established.  They are based on fundamental human needs and on the requirements of society.  But this legitimacy is only valid within the framework of ethical practice.</p>
<p><strong>The <a href="http://www.cprs.ca/">CPRS</a> definition of public relations</strong></p>
<p>The CPRS definition of public relations reads thus:  «Public relations is the <strong><em>strategic management </em></strong>of <strong><em>relationships </em></strong>between an <strong><em>organization </em></strong>and its <strong><em>diverse publics</em></strong>, through the use of c<strong><em>ommunication</em></strong>, to achieve <strong><em>mutual understanding</em></strong>, <strong><em>realize </em></strong>organizational <strong><em>goals</em></strong>, and serve the <strong><em>public interest</em></strong>.»</p>
<p>Public relations do not serve any and all purposes; their specific purpose is to achieve mutual understanding, realize organizational goals, and serve the public interest.  I did not participate in the discussions leading up to this definition and I do not know of its exegesis, but I believe the order in which these three goals are set out is capital.  It is necessary to achieve mutual understanding first, in order to be able to realize organizational goals.  One does not go without the other.  It is in the interest of the organization as well as in the general public interest that it be so.</p>
<p><strong>The importance of maintaining a respectful dialogue</strong></p>
<p>This requires an explanation.  Mutual understanding does not mean mutual acceptance or mutual agreement; nor does the establishment of “confidence” as required by article 2 of the <a href="http://www.ipra.org/detail.asp?articleid=31">IPRA Code of conduct</a>.  The establishment of confidence, or of mutual understanding, means that both parties know exactly what the other party’s opinions, ideas and goals are.  Mutual understanding can easily coexist with fundamental disagreement.  What is essential from the PR standpoint is not to reconcile the parties (but it is of course the most desirable outcome); what is vital is that both parties know exactly what the other party stands for, and that efficient communications channels (dialogue) be kept open between them.  For when disagreement occurs in the context of open, honest and respectful communication, it is possible to circumscribe the negatives to the real areas of disagreement, to work towards resolving conflicts, and to discuss mitigation or compensation measures.  But if disagreement occurs in a context of bad faith and concealment, then the negatives will multiply into a cascade of incomprehension and mistrust leading to rupture.  And problems start when parties stop talking to one another.  Problems such as strikes and lock-outs, law suits, sabotage, bad media coverage, damages to reputation and loss of market shares.</p>
<p>Summing up this point: the long term interest of the client is that dialogue always prevail over conflict, even in situations where interests are diametrically opposed. Another way of saying it is that for the winners as well as for the losers, diplomacy is always preferable to war.</p>
<p>If we extend this line of thinking to all interactions between organizations everywhere in society, it becomes clear that mechanisms that favour dialogue, the peaceful resolution of conflicts and the construction of sound individual and collective opinions are conducive to the public good.</p>
<p><strong>There can be no opposition between the interest of my client and the public interest </strong></p>
<p>My client’s interest is not only to achieve his organizational goals, but to do so in a climate of mutual respect and understanding, even if one or both parties are unhappy with the end result.  I would do a great disservice to my client by pursuing a strategy based on deceit, lies and the refusal of dialogue, where gains are at the expense of social harmony.  Such strategies can generate short-term positive results but they inevitably produce a long-term loss of trust, with the negative consequences that ensue.   I refuse to undermine my own credibility – and that of my profession – by condoning practices that are contrary to my clients’ interests, and to the public interest.<br />
<strong></strong></p>
<div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p><a title="" href="#_ftnref1">[1]</a>   “Everyone has the right to freedom of thought, conscience and religion; this right includes freedom to change his religion or belief, and freedom, either alone or in community with others and in public or private, to manifest his religion or belief in teaching, practice, worship and observance.”</p>
</div>
</div>
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		<title>BC 3012 BG</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Oct 2011 14:28:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy Versailles</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnet personnel Guy]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est le numéro de la plaque de la voiture des deux voleurs qui m’ont détroussé dimanche après-midi, boulevard du 30 juin, près du marché d’artisanat où je me rendais, en plein centre-ville de Kinshasa.<br />
Les demoiselles de la réception de l’hôtel Venus, aucunement étonnées de ma mésaventure, m’expliquent gentiment qu’un appel aux forces policières est une perte de temps.  «S’ils avaient tiré des coups de feu, là peut-être que oui, mais pour un simple vol…».<br />
Eh bien non, pas d’armes, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong></strong>C’est le numéro de la plaque de la voiture des deux voleurs qui m’ont détroussé dimanche après-midi, boulevard du 30 juin, près du marché d’artisanat où je me rendais, en plein centre-ville de Kinshasa.</p>
<p>Les demoiselles de la réception de l’hôtel Venus, aucunement étonnées de ma mésaventure, m’expliquent gentiment qu’un appel aux forces policières est une perte de temps.  «S’ils avaient tiré des coups de feu, là peut-être que oui, mais pour un simple vol…».</p>
<p>Eh bien non, pas d’armes, pas de couteau, ni même de banal bâton.  Juste deux gros costauds mal fagotés et pas rasés qui m’abordent, soi-disant membres de la «sécurité présidentielle» veillant sur la présence possible d’agitateurs à l’approche des élections.  À ma demande, l’un d’eux exhibe une carte avec photo qui pourrait être un permis de conduire ou une simple carte d’identité, allez savoir, les documents les plus officiels dans ce pays sont souvent écrits à la main.  Quand je tente de l’examiner de plus près, la carte disparaît.  Votre passeport?  Je ne l’ai pas, il est à l’hôtel.  Qu’avez-vous dans votre sac?  Un livre, une tablette d’écriture, un crayon, rien d’intéressant.  Dans vos poches?  Un cellulaire payé 40 $ et ma caméra.  Vous avez pris des photos ici?  Nous devons contrôler.   Le ton est inquisitorial, je connais la sensibilité maladive de tout ce qui est forces de polices concernant les photos.  Et dans la poche arrière?  Le porte-monnaie, évidemment.  Il me l’arrache des mains et dans la seconde même, sans jamais cesser de me regarder dans les yeux, il en rafle tout le contenu dans un geste si rapide que mon œil n’est pas  certain de l’avoir saisi.  «Rendez-moi mon argent!»  Tu parles.  Il me dit que je suis impoli, que je devrai les suivre, m’intime l’ordre de monter à l’arrière de leur voiture, pas question évidemment, eux-mêmes y prennent place et déguerpissent, me jettent à la dernière seconde mon porte-monnaie vide comme on lance un os à un chien pour le distraire.  Je note le numéro de la plaque, à tout hasard.</p>
<p>On m’avait prévenu des dangers pour les blancs de passage comme moi.  Quelle morale tirer de cette histoire?  Faut-il pour autant renoncer à toute sortie?  Pas question.  J’en tire cependant de précieuses leçons que j’entends mettre en pratique pour la suite de mon séjour.</p>
<p><strong>Première leçon</strong>, avec mon chapeau Tilley, mon petit sac en bandoulière, mes sandales et ma chemise à manches courtes, j’aurais aussi bien pu me promener avec le mot TOURISTE tatoué sur le front.  Il y a plein d’hommes et de femmes blanches qui se déplacent à pied à Kinshasa, j’en rencontre quotidiennement, des enseignants des nombreuses écoles de mon quartier parmi les plus riches de la capitale, des coopérants, des employés des corps diplomatiques, des gens d’affaires.  Comme les gens d’ici, ils ne portent ni shorts, ni t-shirts, ni caméras, ni chapeaux.  Ils se fondent dans le paysage malgré la couleur de leur peau, ils sont visiblement «du pays», ils n’exhibent pas de bijoux ni aucun signe ostentatoire de richesse.</p>
<p><strong>Deuxième leçon</strong>, la sécurité réside dans le nombre.  En ce dimanche après-midi, le très large boulevard du 30 juin (huit voies de large avec des trottoirs de deux mètres de part et d’autre) était quasiment désert. Très peu de voitures et de piétons.  Il est douteux que mes deux filous auraient tenté leur coup un jour de semaine, au cœur de cette artère achalandée, où circulent au moins un policier et plus souvent deux ou trois à chaque intersection.  De même, si j’avais été accompagné d’une autre personne, j’aurais fort probablement évité ce désagréable épisode.</p>
<p><strong>Troisième leçon</strong>, il faut faire confiance à son instinct.  Mes deux malfrats étaient en civil dans un pays où le moindre gardien de sécurité est en uniforme. Dès la première seconde j’ai senti le danger de la situation et j’aurais dû réagir en conséquence, refuser le contact, fuir.</p>
<p>Ce qui m’amène à ma <strong>quatrième leçon</strong>, la mobilité est salutaire. En cas de danger, pour éviter les insistants vendeurs de rue ou les escrocs à la petite semaine, il est essentiel de se diriger rapidement, en cas de danger,  vers l’endroit le plus animé à proximité. Quand j’ai été intercepté, j’étais à moins de 50 mètres du marché d’artisanat où tous les vendeurs me connaissent, car j’y fais un pèlerinage à tous les dimanches depuis trois semaines. Ils me détroussent aussi à leur façon en me vendant trop cher leur camelote, mais dans la bonne humeur.  Je suis convaincu qu’ils m’auraient protégé de mes deux bandits, histoire de ne pas perdre l’argent qui leur était destiné.</p>
<p><strong>Cinquième leçon</strong>, les abords des sites touristiques et des grands hôtels sont les plus propices pour se faire accoster par des individus de tout acabit.  Lors de mes déplacements pour le travail, c’est toujours au départ de l’hôtel ou de la Maison de France que se manifestent les indésirables.  Ce dimanche d’arnaque, je sortais d’un restaurant fréquenté par des visiteurs étrangers et je me rendais au marché d’artisanat situé cent mètres plus loin, un dimanche après-midi sur le vaste boulevard désert.  Il faut apprendre à se méfier davantage, tout simplement.</p>
<p>Enfin, je suis heureux de la ligne de conduite que je me suis fixé de ne JAMAIS avoir sur moi mon passeport sauf en cas de nécessité; autrement, il reste dans le coffre de ma chambre.  Je me fous des quelques dollars perdus, ils se sont transmués en plaisir d’écriture, ils m’auront tout de même procuré quelque chose.  Mais j’imagine un peu le trouble qu’aurait entraîné le vol de mon passeport, sans parler des méfaits qui auraient pu être commis par son utilisation illicite.</p>
<p>Voilà une petite tranche de vie africaine vécue par un Occidental portant de façon ostentatoire son chapeau Tilly.</p>
<p>Boti kala malam!</p>
<p>(Je pars, restez bien)</p>
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		<title>Mon premier crocodile</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 18:42:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy Versailles</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnet personnel Guy]]></category>
		<category><![CDATA[Guy Versailles]]></category>

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		<description><![CDATA[«Voici votre plat, monsieur Guy» chantonne mademoiselle Solange, avec un petit rien d’amusement dans la voix.  C’est mon premier crocodile.<br />
C’est mon troisième séjour au Congo depuis 5 mois.  Près de deux mois à l’hôtel Vénus conçu sur mesure pour les Occidentaux de passage : chambres climatisées, piscine, boutique souvenirs, salle d’exercice, salon de coiffure, deux guichets automatiques et même une pharmacie. Il est possible d’y séjourner sans avoir à quitter l’enceinte protectrice de ses hauts murs, sauf sous escorte, recommandation ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>«Voici votre plat, monsieur Guy» chantonne mademoiselle Solange, avec un petit rien d’amusement dans la voix.  C’est mon premier crocodile.</p>
<p>C’est mon troisième séjour au Congo depuis 5 mois.  Près de deux mois à l’hôtel Vénus conçu sur mesure pour les Occidentaux de passage : chambres climatisées, piscine, boutique souvenirs, salle d’exercice, salon de coiffure, deux guichets automatiques et même une pharmacie. Il est possible d’y séjourner sans avoir à quitter l’enceinte protectrice de ses hauts murs, sauf sous escorte, recommandation expresse de mon client montréalais (je l’écoute de moins en moins).  L’hôtel  sert du bœuf, du porc, de la volaille et des pâtes à l’occidentale.  Enfin, presque.  Si le spaghetti bolognaise et la brochette de poulet sont plutôt fidèles à la version originale,  l’entrecôte de bœuf et la côte de porc se présentent sous la forme de pièces difficilement reconnaissables.  Et oubliez le «medium-saignant».  Ici, on mange bien cuit.</p>
<p>Il faut cibler la carte des poissons pour goûter le terroir.  Là, le cuisinier congolais nage dans des eaux plus familières.  Les produits de la pêche sont servis la plupart du temps entiers, rôtis à feu vif et accompagnés d’une sauce au beurre persillé tout-à-fait de circonstance.  La sole, blanche et insipide chez nous, se présente ici sous la forme d’un épais filet à la chair savoureuse et truffée d’arêtes.   Tous les poissons sont servis nature, sans avoir été filetés et désossés.    Les plus grosses arêtes sont faciles à repérer, les plus fines nous échappent souvent et se retrouvent en bouche pour être finalement déposées en retrait dans un coin de l’assiette.  Ces petits désagréments ne nous font jamais perdre de vue l’essentiel: ces poissons sont délicieux, j’en redemande à tous les jours.</p>
<p><strong>Au menu congolais<br />
</strong></p>
<p>Après avoir exploré tous les poissons du menu, au cours de toutes ces semaines, il me restait à aborder la page des spécialités congolaises, me sentant un peu lâche de ne jamais faire honneur à la gastronomie locale.  Je suis pourtant déjà bien intégré depuis que j’ai entonné un résonnant «M’bote nabino!» (Bonjour à vous tous!) en revenant du Bas-Congo : tout le monde me connaît maintenant.  Il y a monsieur Socrate et monsieur Léonard à l’entrée, les trois demoiselles de la réception, mademoiselle Solange-de-la-cafeteria et mademoiselle Solange-des-étages qui fait chaque jour le ménage de ma chambre.  Le cuisinier sort même de sa cuisine pour me souhaiter le bonjour.  Monsieur Guy du 205, il fait presque partie de la famille maintenant.</p>
<p>Comme mon vocabulaire fort limité en Lingala s’use rapidement, il me faut passer à une autre étape.  Le menu congolais semble tout indiqué.  Le poisson salé est probablement… trop salé.  Le poisson du fleuve ne me changerait pas vraiment.  Je demande conseil à mademoiselle Solange.  Et le crocodile?  «Cela goûte comme le poisson ».  Servi avec une sauce à l’arachide, qui évoque  l’image rassurante de mes plats chinois favoris.</p>
<p>Mademoiselle Solange dépose devant moi une assiette avec du riz et un gros bol blanc rempli d’un ragoût d’un brun rougeâtre qui ne fait pas du tout mets chinois.  Je suis perplexe.  Je ne savais pas à quoi m’attendre, alors pourquoi suis-je surpris?  J’imaginais je ne sais quoi, une tranche, comme une darne ou un steak, ou un morceau, comme du thon.  Mais pas un ragoût composé de morceaux de viande que l’on utiliserait chez nous au mieux pour en tirer un bouillon.</p>
<p><strong>À l&#8217;attaque!</strong></p>
<p>Je chipote d’une fourchette hésitante ce qui me semble un petit tas solide d’os, de ligaments et de tendons enrobés de peau.  Où est la viande?  Je peine à reconnaître dans mon assiette le saurien mythique, survivant de l’ère des dinosaures, la terreur des fleuves et rivières.  Était-il jeune ou vieux? Mâle ou femelle?  Quelle partie m’a-t-on servi?  Des morceaux de cuisse, de queue?  À en juger par la quantité de petits os, ce serait davantage un pied, voire la gueule elle-même.  C’est à mon tour de disséquer le rapace.  Revanche de l’homo sapiens pour tant et tant de ses semblables bouffés au fil des millénaires.   Je m’y attaque résolument, à la recherche du comestible.  J’extrais petit à petit de minuscules fragments de viande à partir de morceaux compacts et informes.  Il faut se battre pour la moindre pitance, la bête ne se rend pas facilement.  Se pose rapidement la difficulté de reconnaître la viande, si intimement liée aux ligaments et aux tendons.  La consistance est fibreuse, comme celle du bœuf bouilli; la couleur, incertaine, parfois blanchâtre et parfois rougeâtre; de toute évidence l’animal est coriace. Je me constitue ainsi une petite réserve, la viande à gauche, les résidus à droite.  Le tas de résidus devient rapidement trois et quatre fois plus gros que la réserve de viande.</p>
<p>Bon, venons-en à l’essentiel.  Le but de ces préliminaires est de <em>manger</em> ce crocodile.</p>
<p>Comme dans un rêve, je vois ma main piquer un bout de viande gros comme un dix cents et guère plus épais et le porter, mine de rien, à ma bouche.  Depuis le début, je n’ai pas levé les yeux de mon assiette, entièrement dédié à agrandir mes horizons culinaires.  Je sais toutefois que mademoiselle Solange et les deux autres employées du restaurant m’épient, c’est certain.  Elles chercheront à décoder ma réaction.  Je dois demeurer stoïque, ne rien laisser paraître, ne pas avoir l’air d’un vulgaire touriste dépaysé quand on lui sert autre chose que son steak-frites.  Ah, ce que je ne donnerais pas pour un steak frites, maintenant, tout de suite.  Trop tard, le saurien est servi, il faut le bouffer.</p>
<p>C’est d’abord salé, très, très salé.  C’est ensuite caoutchouteux, très.  Peut-être est-ce ainsi que le crocodile lui-même a développé ses puissantes mâchoires, en chiquant l’équivalent organique d’un pneu de voiture.</p>
<p><strong>Mission accomplie</strong></p>
<p>Le goût du sel finit par se diluer mais il n’est remplacé par rien, sinon par le goût de la sauce riche où flottent des morceaux d’oignons et de poivrons.  Il y a aussi des piments pili-pili entiers, que j’ai eu la bonne fortune de repérer tôt et de mettre à l’écart.  Je m’enhardis à piquer de ma fourchette un morceau de la taille d’un 25 cents.  J’espace les bouchées de viande avec beaucoup de riz.  Le goût n’est pas mauvais mais il n’a pas de quoi chasser de mon esprit l’image de la bête.  Je constate que la sauce est très bonne sur le riz.  Cela me sauvera, du moins pour ce qui est des quantités.  Car au total, tout mon bol de croco n’aura guère livré au pinailleur que je suis plus de deux ou trois onces de viande.  Je finis toute la sauce avec le riz mais quand mademoiselle Solange vient reprendre l’assiette, le tas de résidus qui l’encombre témoigne de ma difficulté.</p>
<p>Je me présente à la caisse où m’attend mademoiselle Solange, avec un petit rire amusé.  «Vous avez aimé?»  Je choisis de dire la vérité : «Vous savez, le crocodile chez nous,  il n’y en a pas beaucoup.  Il faut d’abord que ma tête s’y habitue avant de pouvoir y goûter vraiment».  Enhardi de cette première aventure, je m’empresse d’enchaîner : «Demain, j’essaierai l’antilope».</p>
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